Les sExothérapies

Le déroulement des consultations

La première consultation permet une évaluation de la difficulté dont fait part la patiente ou le patient, à travers sa vie actuelle et passée, son environnement, son éducation, son mode d’apprentissage de la sexualité, son statut familial… L’important est de libérer la parole et pour cela l’écoute active de la thérapeute s’avère essentielle. Dans ce contexte ce premier entretien me fournit les données utiles pour, soit apporter un conseil ponctuel et précis, soit envisager un travail thérapeutique plus long. Dans ce dernier cas et en fonction de la problématique sous jacente il est discuté avec la patiente des modalités de rencontres ainsi que du travail à fournir, que celui-ci soit des exercices, des réflexions, des écrits… l’idée consiste à résoudre le problème le plus « rapidement » possible, sans pour autant le survoler, et surtout de prendre en compte les difficultés externes (disponibilité, coût, mais aussi participation du ou de la partenaire et son implication dans le processus thérapeutique).

Les consultations de sexothérapies durent 1 heure en individuel et une 1h30 en couple.

Ma démarche en thérapie sexuelle consiste à voir la personne dans sa globalité car la sexualité et la santé sexuelle font parties de notre être en devenir et sont en évolution au cours de la vie, en fonction de l’âge et des circonstances de la vie.

 Il n’y a donc pas d’âge pour envisager une démarche thérapeutique ou rechercher des conseils en sexologie. Je reçois également des patients (es) mineur-es accompagné-es de leurs parents ou avec leur consentement, mais aussi des seniors. L’essentiel consiste à désirer une vie sexuelle satisfaisante et à faire une démarche en ce sens.

Les sexothérapie

La sexothérapie intégrative

C’est une méthode d’approche thérapeutique de la sexualité en intégrant toutes les données de l’individu pour le considérer dans sa globalité et ce, afin de comprendre les difficultés qu’il traverse et d’y apporter ensemble des solutions  acceptables. Elle correspond, de mon point de vue, à la méthode thérapeutique idéale mais elle est chronophage  pour le ou la patient-e quand ceux-ci recherchent le plus souvent une solution rapide.

La sexothérapie corporelle

Elle ne réduit pas la sexualité au  corps mais elle lui offre la possibilité de se déployer dans une dynamique centrée sur la recherche d’un équilibre physique, émotionnel et sexuel. Elle reste une approche indispensable au cours des autres thérapies tant elle autorise le ou la patient-e  à découvrir les capacités du corps sur le mental et à l’appliquer pour une harmonie retrouvée.

La sexoanalyse

Elle considère que la question sexuelle est intimement liée à notre activité mentale et que les causes des difficultés des patients logent dans des mémoires porteuses de blocage, de douleur ou encore que ceux-ci n’ont pas intégré leur propre image sexuelle et restent figés. Cette méthode enrichie le travail thérapeutique dans la mesure ou le ou la patiente s’autorise à entrer dans un espace de recherche intérieur parfois douloureux mais qui lui permettra de débloquer des nœuds liés au passé et favorisera une reprise d’une sexualité épanouie. 

Quelle que soit la méthode utilisée par la thérapeute c’est le bénéfice pour le ou la patiente qui prévaut et ce en fonction de ses possibilités.

La thérapie de couple

Mes pratiques en sexothérapies m’on amenée à approfondir mes compétences pour répondre au plus près aux besoins des couples en thérapie. En effet lorsque la porte d’entrée de la consultation pour un couple concerne une difficulté sexuelle, j’entreprends avec les patients une thérapie qui va mettre à plat les soucis qui les amènent, mais très vite  le déficit de communication au sein du couple s’avère l’obstacle principal pour que la parole se libère entre euxEt c’est bien la question de la communication qui régit l’entente du couple dans sa durée et dans sa sincérité. Plus je consulte et plus cette évidence parait au cœur de la construction du couple. Ainsi un des  schémas le plus fréquent consiste à tomber amoureux et se sentir complice très vite, en surface, et le temps faisant son chemin, le couple ne réussit pas à construire une entente plus enracinée, bouclier lorsque des difficultés se profilent dans leur quotidien. Ceux qui avec persévérance et aussi beaucoup de joie ont tissé ces liens et peuvent exprimer leurs émotions et leurs sentiments, leurs doutes, leurs questionnements sans remettre en question leur couple, pourront avancer sur le tracé choisi ensemble, même si des ajustements, des transformations sont nécessaires lors d’une thérapieEt je vois ces couples « profiter » de cette thérapie pour se rapprocher encore plus, faire un pas dans la compréhension et l’amour de l’autre et de soi. Par contre ceux qui se sont « contentés » d’une communication minimaliste auront plus de mal à retrouver le socle commun qui a fait d’eux un couple, amoureux, parental souvent.

Voilà pourquoi il me parait aujourd’hui important, dans ce monde qui avance trop vite, de prendre soin de son couple avant même que la crise rende la solution inextricable et la douleur plus forte encore.

Prendre soin de son couple avant qu’il aille mal, cela ressemble à l’attention que l’on se porte pour éviter de tomber malade, de mettre en place de bonnes attitudes pour rester en bonne santé et profiter de la vie et des autres. C’est anticiper comme le fait la prévention pour certaines maladies, c’est un message d’amour à soi et à l’autre. 

Certaines, trop rares, font cette démarche spontanément et demandent une consultation car ils sentent que quelque chose ne va plus, ils évoquent parfois quelques pannes sexuelles aussi, mais pas toujours, et c’est l’occasion de questionner et de comprendre que le couple traverse un moment plus complexe et qu’il doit être traité avec plus de soin et de considération.

Nous apprenons la vie de couple sur le tas, dans une pratique pour laquelle notre référence parentale ne nous apporte pas toujours les meilleurs atouts pour réussir.  Parfois il est même conseillé de s’éloigner des principes d’éducation vus ou même subis à la maison pour se projeter dans un modèle plus ouvert à la communicationCar la capacité au sein d’un couple et d’une famille à parler, à échanger, à discuter de questions intimes et personnelles n’est pas l’apanage de la plupart des famillesJ’entends souvent les patients dirent : « je suis comme mon père, il était taciturne », ou encore « ces choses-là ne se parlent pas chez nous », ou des patientes regretter que leur conjoint ait reproduit le modèle paternel, fermé. Les femmes aussi reproduisent ce qu’une mère un peu trop pudique n’a pas su leur transmettre. Voilà pourquoi, quand nous avons le courage de transformer cette situation, il est bon de se lancer car chacun y gagnera en ouverture à soi-même et à l’autre, en bienveillance, en complicité avec son/sa  partenaire, en joie et légèreté. J’utilise à dessein le mot courage car la démarche qui amène une personne à consulter un professionnel, psychologue, psychothérapeute, thérapeute de couple, sexothérapeute, etc….demande de trouver en soi cette capacité à désirer une transformation et surtout à la mettre en application.

 De façon pratique la thérapie de couple peut bénéficier de techniques de communication comme celle pour laquelle je suis formée et en cours de certification : ou RE® Embellissement de la relation.

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